mercredi 4 juin 2008

Ramayana, Episode III (par Bertrand)

Nous avons le privilège de vous présenter le dernier épisode duRamayana. Cet épisode prend une tournure dramatique digne des tragédiesgrecques, les amateurs de happy ends sont donc priés de quitter la sallesans faire de bruit quand les choses vont se gâter, afin de ne pasgâcher le plaisir de ceux qui se délectent du malheur des autres.
Notre histoire commence alors que Rama affronte Ravana, le combat tourne à son désavantage.

"Ramasent que ses dernières forces le quittent et que le public pleure àchaudes larmes. Il se souvient alors qu'il est un dieu (ça peutservir), et il invoque Brahma qui lui donne un arc magique, leBrahmastra ©, qui est super puissant. Grâce à cet arc Rama peut tirerune flèche directement dans le ventre de Ravana, à l'endroit où il astocké le nectar qui le rend immortel. Ravana meurt sur le coup.
Tout le monde est super content car le guerre est finie, en plus Ramaressuscite tous les morts pour pouvoir faire la fête tous ensembles.
Sitaest aussi délivrée de sa prison, mais quand elle s'approche de Rama etveut lui sauter au cou, celui-ci la repousse. Lakshmana ne comprend paspourquoi et Sita non plus.
Prenant exemple sur une autre Sita, première femme de Shiva, elle meten place un bûcher pour se jeter dedans. Cet une femme très impulsive.Mais quand elle traverse les flammes, Agni le dieu du feu la protège etelle ressort indemne de l'autre côté. Celà prouve aux yeux de Rama queSita est restée pure et n'a pas été souillée par Ravana. Ca donne aussil'occasion d'assister à un tour de magie des plus grandioses.

Ainsi, Rama, Sita, Lakshmana et Hanuman peuvent retourner auroyaume d'Ayodhya. Le bon roi Dasaratha est tout bonnement décédé etBaratha, le frère de Rama, rend alors sa couronne à Rama, qui l'a quandmême bien mérité.
Rama et Sita règnent alors sur leur royaume.



(ENTRACTE) Ce qui suit peut révulser ceux qui ont pleuré quand la mère de Bambi a servi de repas au chasseur.

Maistout le monde sait que les histoires d'amour finissent mal, en général.Et effectivement, si Rama est convaincu que Sita lui est restée fidèle,les gens pensent autrement. Les plus folles rumeurs courent à son sujet.
"Ravana a abusé d'elle, elle ne sait pas se tenir, c'est une câtin, sielle a attendu que Rama lui-même vienne la délivrer au lieu de partiravec Hanuman c'était pour rester plus longtemps avec Ravana, de toutefaçon c'est une étrangère on ne peut lui faire confiance, on l'avaitdit depuis le début."
Rama sent sa côte de popularité baisser, et il préfère répudier safemme, quitte à épouser ensuite une chanteuse ou une top-model, que devoir ses sujets lui préférer Hanuman son général.
Sita part donc en exil dans la forêt où elle accouche de deux jumeauxavec l'aide d'un sage, ermite lui aussi. Ce sage raconte alors aux deuxenfants l'histoire de leur père, bien sûr en enjolivant tout ça.
Un jour les deux enfants devenus adolescents sont amenés devant la courde Rama et reconnaissent en lui leur père. Rama est très heureux derencontrer ses enfants et leur demande de leur amener leur mère.
Sita est alors introduite à la cour de Rama et pour prouver à tousqu'elle est restée fidèle à Rama elle demande à la déesse de la Terred'ouvrir une faille sous ses pied si elle dit vrai. Le temps qu'elles'aperçoive que son pari est stupide, la Terre s'ouvre et l'engloutitprouvant à tous que finalement elle avait raison.
Depuis Sita a été récompensée d'un Darwin Award (décernés aux morts lesplus bêtes de l'histoire et qui donnent ainsi tort à la théorie del'évolution naturelle des espèces de Darwin).
Rama finit ses jours seul dans son grand chateau, et j'ai envie de dire il l'a bien mérité avec
tout le sang qu'il a sur les mains." FIN DU RAMAYANA

J'espère que vous n'avez pas trop pleuré, tout ça n'est qu'un film en fin de compte.
Pour ceux qui s'attendaient à connaître enfin l'âge du capitaine, je leur répondrai : comme vous êtes naïfs.



EPILOGUE et MAKING OF :

Ce conte est censé encenser ce sentiment de loyauté que représente àmerveille Hanuman (essayez de dire cette phrase 10 fois à haute voix etvous aurez l'impression de sossoter).
Cette histoire a pour but de montrer aux enfants que c'est trop biend'être loyal, juste et bon. D'ailleurs les Indiens adorent Hanuman,c'est l'ami idéal, il est costaud et loyal.

Par contre cette histoire a favorisé pendant longtemps et encore un peude nos jours une pratique abjecte appelée la sita. Cela consiste pourune veuve à s'immoler dans le bûcher funéraire de son époux. C'est unpeu différent des raisons qui ont poussé les deux illustres Sita à sejeter dans les flammes, le point commun étant l'absurdité de l'acte.Comme quoi il ne faut pas faire tout ce qu'on raconte dans les livressacrés (tuer son fils en espérant sa résurrection aussi ça ne marchepas).

Enfin ! (par Thierry)

Je suis admis à Leiden, aux Pays-Bas, pour un master d'Optique Quantique et Information Quantique. Je n'ai pas trop compris si j'ai le droit de ne suivre qu'un master2, ou si je suis obligatoirement parti pour deux ans. Dans le premier cas, peu probable, ben c'est bien, je gagne un an ; sinon, le rythme sera plus Polytechnique que prépa, et j'aurai le loisir de me concentrer plus sur les stages, sans trop m'en faire pour valider les cours théoriques. De toutes façons, c'est de la balle, la Batavie m'attire beaucoup.

Bon, vous me connaissez, j'ai un peu joué quand même. J'ai commencé par envoyer ma candidature le dernier jour possible, avec la moitié des pièces qui manquaient. Mon Papa m'a aidé à envoyer le tout quand ils me les ont demandées -sauf l'attestation que j'ai eu une bonne note au Test Of English as a Foreign Language, tant mieux, ça m'aurait coûté cinquante euros de la produire. Première alerte passée. Deuxième, et non des moindres, aujourd'hui : un mail m'est envoyé, disant "on n'a pas bien compris si vous voulez faire un stage ou un master, et je tiens au passage à vous dire que vous avez laissé deux fois 'Italie' au lieu de 'Pays-Bas' dans votre lettre de motivation, ça fait pas sérieux sérieux". Effectivement, cette dernière n'était qu'une vulgaire adapation de celle envoyée à Milan...Je me suis expliqué, et c'est bon, la bonne nouvelle est arrivée cet après-midi.

Je rappelle que Bertrand sera à Delft, tout près de Leiden. Décidément, on se suit, on envisage même de faire une colocation. Dans ce cas, vous êtes tous les bienvenus chez nous, ou chez moi si je suis tout seul. Amsterdam est aussi proche, à trente kilomètres au nord.

Voir cette carte pour plus de détails.

Les curieux noteront que la ligne de train Amsterdam-La Haye-Rotterdam -Anvers-Bruxelles-France passe par Leiden puis Delft. Un rapide tour sur le site allemand de trains, www.db.de/fr (beaucoup plus efficace que voyages-sncf.com soit dit en passant), et je sais qu'il y a des trains toutes les dix minutes en journée, puis toutes les heures la nuit. Trente minutes pour Amsterdam-Leiden, dix de moins pour Leiden-Delft, c'est faisable. Ca a du bon d'être un pays dense...

mardi 3 juin 2008

La finale de cricket (par Bertrand)

Maintenant que les règles du cricket ont été énoncées (merci Thomas pour les précisions, on a toujours besoin d'un spécialiste anglais), on peut essayer de comprendre un vrai match, en l'occurence les demi-finales et finales de l'IPL (Indian Premier League) qui avaient lieu jeudi, vendredi et samedi à Bombay. On était à Bombay mais on n'a pas vu les matchs en vrai, seulement à la télé et pas en entier. Chaque match se jouait en un inning (par équipe) de 20 overs (soit 120 balles).

Commençons par la première demi-finale, jeudi soir, opposant Delhi Daredevils aux Rajasthan Royals. La feuille de score est disponible ici avec les commentaires balle par balle sur la droite.
On nous dit que les Rajasthan Royals, l'équipe de Jaipur (capitale du Rajasthan) dont le capitaine est australien, a remporté le match par 105 runs.
Si on regarde de plus près, on voit que Jaipur battait en premier, ils ont obtenu un score de 192/9 (20.0), ce qui signifie qu'il ont marqué 192 runs et perdu 9 wickets (9 batteurs ont été éliminés), ce en 20 overs (on note 15.3 la troisième balle du 15e over).
Jaipur a par ailleurs obtenu 4 runs par fautes de jeu (comptabilisés dans les extras et attribués à aucun batteur) : 3 WB (wide ball, la balle passe trop loin du batteur) et 1LB (leg ball, le batteur a renvoyé la balle avec son corps par inadvertance et a couru pour marqué un run). Ces quatre extras viennent s'ajouter aux 188 runs établis par les batteurs. On peut remarquer que Jaipur a eu de la chance (ou de la technique) car un wicket de plus et toute l'équipe était out.
Dehli battait ensuite, ils devaient obtenir un score supérieur à 192 runs (ce qui est assez dur). Leur score est de 87/10 (16.2), ce qui veut dire qu'ils n'ont joué que jusqu'à la 2e balle du 16e over avant de perdre leur 10e wicket et donc d'être éliminés. Belle victoire de Jaipur aux wickets.

Le seconde demi-finale, vendredi, opposait Chennai Super Kings (l'équipe de Madras/Chennai) aux Kings XI Pundjab (dont la manager est une star de Bollywood qui a assez d'argent pour acheter une équipe de cricket et qui fait des hugs ou câlins à ses joueurs pour les encourager). Le scorecard est ici. Chennai gagne par 9 wickets.
En fait c'est le Pundjab qui commence à batter. Ils obtiennent un score de 112/8 (20.0), soit 112 runs en 20 overs avec 8 wickets de perdus. Ils obtiennent 4 extras : 2 WB et 2 byes (comme l'a si bien expliqué Thomas, le wicket-keeper n'a pas rattrapé la balle et le batteur a couru pour un run). Ce score n'est pas glorieux et donc la partie était alors à l'avantage de Chennai.
Et effectivement Chennai obtient un score de 116/1 (14.5), soit 116 points au bout de 14.5 overs, ce qui est suffisant pour l'emporter donc le match s'est arrêté. On parle alors de victoire de Chennai par 9 wickets car c'est exactement le nombre de wickets qu'il leur restait avant d'être éliminés.

Enfin la finale avait lieu samedi (pas besoin de se reposer, je rappelle que se sport n'est pas trop fatigant), opposant donc Jaipur à Chennai. C'était le match le plus serré des trois. Jaipur l'emporte par 3 wickets. La scorecard est ici.
Chennai est premier à batter, ils obtiennent un score de 163/5 (20.0), ce qui est honorable. Parmi les extras, on compte 3 WB, 2 LB, 1 bye et 1 NB (no ball, la balle est sortie des limites du pitch par exemple).
Jaipur batte en second et obtient un score de 164/7 (20.0), ce qui veut dire que jusqu'à la dernière balle, Chennai l'emportait et que Jaipur, grâce au run de Tanvir sur la dernière balle, est champion d'Inde.
C'est ce qu'on appelle une finale serrée, et on comprend la déception de Chennai. Ci-dessous, l'équipe de Jaipur après la balle salvatrice de Tanvir.



Maintenant vous pouvez regarder les matchs suivants, qui seront des matchs internationaux pour la plupart.

Un blog intéressant (par Bertrand)

Une fois n'est pas coutume, je vous propose un lien vers un blog hébergé par lemonde.fr, qui traite de l'Inde, plutôt des sujets de société. L'auteur parle de nombreux problèmes que rencontre l'Inde et dont on n'entend pas parler : http://inde.blog.lemonde.fr/

J'en profite aussi pour vous parler du Download Day : http://www.spreadfirefox.com/en-US/worldrecord
A l'occasion de la sortie de Firefox 3, dont la date reste à préciser, les développeurs souhaitent établir le record du monde du nombre de téléchargement en 24 heures, ce qui serait un bon coup de pub pour les logiciels libres, qui sont, est-il besoin de le rappeler, de l'énorme balle. Inutile aussi de rappeler que, contrairement aux logiciels de ces pourritures de capitalistes qui disposent d'un budget publicité, les logiciels libres comptent sur les actes citoyens pour se faire connaître, donc sur vous tous.
Je vous tiendrai bien sûr au courant et vous incite par ailleurs à télécharger firefox 3 en version test. Vous pouvez par la même occasion supprimer Internet Explorer, Outlook et Windows Media Player qui sont, en plus d'être payant (on les croit gratuits mais on les paye en achetant Windows), bien pourris.

Bombay, la ville des contradictions (par Bertrand)

Après les voyages à la plage et à la montagne, nous avons visité Bombay, visite hautement plus intéressante pour connaître, si ce n'est comprendre, la société indienne. Pour celà nous avons profité d'un weekend de trois jours autoproclamé et surtout de l'expertise et de la connaissance de terrain de Marine (que nous avions rencontré dans l'avion) et de sa cousine Christelle, ainsi que d'Adrien Quesnel (un camarade de l'X en stage à Bombay) et d'Alex et Subodh, étudiants respectivement à HEC et à l'IIM (Indian Institute of Management) d'Ahmedabad, tous deux colocataires et co-stagiaires d'Adrien.



Nous logions chez Adrien, Alex et Subodh dans le nord à une heure de train de Colaba, la pointe sud de Bombay, quartier riche où se trouve notamment le Taj Mahal Hotel, le plus cher de Bombay. Nous n'avons donc globalement pas profité de nos matinées, sauf pour dormir et pour les transports en commun.
Vendredi, visite d'Elephanta Caves, des temples taillés dans la roche et ornés de sculptures de Shiva. Ils sont situés sur une île à une heure de bateau. Cela nous a permis de voir Bombay depuis la mer, apercevoir les immenses pipelines qui acheminent le pétrole des cargos vers la ville et les raffineries, de compter les palques de pétrole flottant sur l'eau, de réaliser à quel point l'eau est impropre et remplie de déchets en tous genres.
C'est une constante à Bombay, la saleté. La ville est remplie d'ordures. Ne disposant pas de poubelles, ou en tout cas pas de système de traitement des déchets, ceux-ci finissent immanquablement soit à la mer, soit dans les rivières-égouts de la ville, soit dans la rue et servent d'habitats à certains.
Mais au détour de tas d'ordures on peut trouver des lieux impeccables, comme la boîte de nuit où nous ont emmenés Marine et Christelle. Située derrière une usine de pneus, cette boîte de nuit et un lieu de rencontre pour la jeunesse dorée de Bombay, on y rencontre top models et stars de Bollywood. Les prix y sont européens, à savoir 7€ le verre d'alcool.
Ca ressemble à s'y méprendre à une boîte parisienne hyperbranchée, un lieu que je n'aurais jamais fréquenté en France, faute de moyens et surtout d'envie. Mais à Bombay, ce même lieu devient à la fois abordable et surtout intéressant. On y rencontre des Indiens qui ont réussi, qui sont pour la plupart conquis par le modèle occidental, et malheureusement par ses travers, des jeunes gens qui seront ou sont l'élite, économique et culturelle, de l'Inde. Au milieu des bidonvilles.
On peut ainsi décrire Bombay : une ville où on peut croiser au même endroit deux personnes qui gagnent à elles deux environ 10 001 roupies par jour. Aux antipodes de Cuba.



Le samedi, visite de la ville avec pour finir, Malabar Hill, d'où on aperçoit la ville, Marine Drive, une promenade le long de la baie, magnifique la nuit et la Mosquée Hali Adji, construite sur des rochers en pleine mer et à laquelle on ne peut accéder que par une digue. Le tout couronné par un repas dans un restaurant occidental sur la plage à ciel ouvert et une soirée dans un bar, Jazz on the bay, à écouter de la musique américaine. Il n'y a pas à dire, Bombay bouge beaucoup plus que Bangalore, et c'est bien plus vivant, au moins les bars ne ferment pas à 23h.

Le dimanche nous avons visité le marché, dit Marché des Voleurs, alternant stands de fruits et légumes, d'ustensiles de cuisines, de radios et électronique en tout genre et de moteurs de ricksaw.
A suivi une visite d'un musée regroupant nombres d'oeuvres d'art récupérées dans les anciens palais indiens et dans les temples, notamment des peintures, des statues de dieux, des bijoux et autres apparats.
Pour finir on a dit au revoir à nos hôtes à Juhu Beach, une plage bondée un dimanche soir, dans le quartier de Juhu, huppé et très prisés par les ressortissants étrangers.



Enfin trois jours sont insuffisants pour appréhender une ville comme Bombay. Cette ville est un exemple des contrastes et de contradictions de l'Inde. Que des immeubles aux chambres à 1500€ par mois jouxtent des bidonvilles ne choque personne, et surtout pas les démunis. Les déchets détruisent le littoral et donnent à la ville une allure de décharge urbaine, avec son lot de maladies, et rien n'est fait pour l'empêcher.
Il est évident (en tout cas j'espère) qu'un jour tout ça va changer, ces contradictions vont s'estomper, l'occidentalisation de la population aidant. Ce système, cet équilibre écologique, économique et social ne peut pas s'étendre indéfiniment, même si pour l'instant il n'y a pas l'ombre d'un changement et encore moins d'une amélioration. Le jour où les mentalités changeront, il y aura du travail pour les usines de recyclages de déchets et pour les constructeurs immobiliers.

Les quelques photos (pas facile de prendre des photos dans les villes) : http://picasaweb.google.fr/getzze/Bombay

Aventure d'un camarade au Brésil (par Thierry)

Cet épisode relève du tragi-comique, comme beaucoup d'épisodes de la vie de cet ami. Comme certains d'entre vous l'auront reconnu et que pour les autres ce sera plus commode de le nommer par son nom, je peux donc révéler qu'il s'agit, sans surprise, de Charles Rougé.

Charles, en troisième année tout comme nous, effectue son stage au Brésil, pas très loin de Sao Paulo. Après une succession de week-ends un peu gâchés par la fatigue, la vicieuse, qui l'endormissait sur la plage ou lui déréglait le réveil pour lui faire manquer le bus, Charles, avec quatre amis prend son courage à deux mains, et se lance à l'assaut de la montagne d'à côté, aventure ni facile ni risquée.

Le dimanche, l'équipée se perd un peu, et décide de rester camper là haut, il ne fait pas froid. Le portable ne passe pas, mais, Charles, plus prévoyant que les autres, marche jusque sur la crête avoisinnante pour prévenir son tuteur du retard. Malheur, il n'a pas son numéro de téléphone, ni de quiconque resté en bas, soit dit en passant. Il prévient donc ses parents, afin qu'ils téléphonent eux au Brésil. Jusqu'ici, tout va bien, les parents appellent le tuteur, lui est absent, et passent donc la comission à sa femme.

Le lendemain, ils redescendent tous les cinq tranquillement en bas, et sont accueillis par une meute de journaliste. Ils finissent par comprendre que M et Mme Rougé ont compris qu'il était perdu, et avec l'aide de la femme du tuteur, ont alerté les secours. Qui se sont dirigé vers le secteur où ils étaient le samedi, à trente bornes de là. Les journalistes ont raconté pendant ce temps là que trois (sic) personnes dont un Français étaient perdues, que le Français a appelé sa femme (sic), ainsi qu'un pote à Manaus. Voilà comment une randonnée de trois jours devient un fait d'arme digne de Bruce Willis. Voir les brèves ici.

Je pense que Charles a toutes ses chances cette année au concours Al Gore "je perds les élection à cause d'une machine à faire des trous". Toutefois ça ne sera pas facile, avec la concurrence d'Alain Juppé "je suis vice-premier ministre pour quinze jours", de Bétron "je suis joyeux donc je me fais un trou dans le nez" et de Robert "j'ai le régulateur automatique de mon camion bloqué à 120 km/h".

Pour lire l'article complet de Charles, rendez-vous sur ici, par contre je préviens tout de suite, ça sert à rien de mettre des commentaires, il en supprime à peu près un sur deux. Le reste de son blog mérite aussi d'être parcouru, vous apprendrez entre autres comment les Brésiliennes font des bisous. Désolé, je ne vous révèle pas quelle est la différence, ça serait tout dévoiler.

Charles, je sais que tu nous lis, alors je peux te demander officiellement de continuer à raconter tes expériences, elles sont à égalité avec les milk-shakes mangue à l'échelle "rayon de soleil de ma semaine".

Jean-Paul Sartre n'était pas indien (par Thierry)

Juste une prémonition...Déjà qu'en France, s'il est important de laisser une grande part à la fantaisie et la créativité, avoir quelques habitudes peut simplifier pas mal la vie (Arnaud, sens-toi visé), mais alors il me paraît tout bonnement impossible de prôner l'abolition de toutes les habitudes ici. En effet, je le vois mal parcourir à tâtons toute la maison à la recherche de ses bougies, puis de ses allumettes, en cas de panne durable de courant. Tout ça pour dire que je suis assez organisé maintenant pour ne pas subir les pannes de courant, du reste pas si fréquentes. Je tiens même ma chambre à peu près rangée.