jeudi 24 juillet 2008

Cela vous etonne-t-il ?

Un message recu du gentil coordinateur des stages d'optique de Polytechnique.

" Bonjour,

j'ai bien reçu votre rapport, et quoique sa forme soit peu académique, je l'ai beaucoup apprécié. Il est clair que vous vous êtres frotté à un vrai travail de recherche avec tous ses aléas. Je n'ai pas encore reçu l'appréciation de votre tutrice. Pouvez-vous lui rappeler? Merci.
cordialement,

François Hache"

J'ai juste dit -en anglais parle...- que j'avais pas eu les resultats escomptes, mais que sinon mon travail etait plutot interessant. Le rapport atteignait peniblement les quinze pages, tout compris.

mercredi 23 juillet 2008

Bodhgaya et le bouddhisme

On a déjà rencontré en Inde moultes religions et lieux saints. Mais pas encore de lieux bouddhistes.
Ca tombe bien Bodhgaya est justement le lieu le plus saint du Bouddhisme car c'est sous un arbre que Siddartha (alias Bouddha) s'y est eveille. Les non-erudit criront au scandale mais s'eveiller n'est pas chose aise pour les bouddhistes, cela revient a comprendre le monde et tous les hommes. Meme Einstein et Freud n'ont pas reussi.



Bodhgaya est une petite ville mais compte de nombreux etrangers, venus des pays bouddhistes prches, chaque peuple tenant un petit monastere pour accueillir ses fideles. On compte des monasteres japonais, tibetains, bhoutanais, nepalais, thai, mongol. Et enfin le site ne serait rien sans le temple de Boudhha. A cote de l'arbre de Bouddha, Ashoka, empereur maurya (beaucoup avant J.C.) hyper tolerant, converti au bouddhisme et protecteur des jains, a fait batir un temple en l'honneur de celui qui a braver les brahmane. En effet Bouddha aurait lance a un brahmane qu'on n'est pas brahmane par la naissance mais qu'on le devient par ses actes.

Pour l'histoire de l'arbre, il aurait ete arrache par la femme d'Ashoka mais heureusement sa fille avait recupere une pousse qu'elle planta au Sri Lanka. Plus tard c'est d'une pousse de cet arbre, digne descendant du reveil de Bouddha, que sera plante l'arbre actuel de Bodhgaya.

Le lieu, en plus d'etre magnifique est d'une incroyable quietude, due en partie au silence impose par les moines. Un bon endroit pour se reposer.

Non loin de Bodhgaya, nous avions fait une etape le matin meme dans une petite bourgade nomme Rajgir. Surnomme aussi la ville au cinq collines car effectivement le village sied au creux d'une vallee formee par cinq collines. En haut de chaque mont se trouve un petit temle, hindou, jain ou bouddhiste. Le plus connu, auquel on accede par un petit telesiege est dedie a Bouddha, car a la belle epoque, le roi du coin Bimbasa se serait converti au bouddhisme apres avoir recu les enseignement de Bouddha.
Encore une fois, le principal interet du lieu reside dans la quietude et l'omnipresence de la nature. Si plus de temps nous avait ete donne nous aurions volontiers marche dans les collines.



Mais il y a tellement de chose a voir...

PS: carte de notre itineraire mise a jour

lundi 21 juillet 2008

Carte de nos errances

Juste on va mettre à jour progressivement un itinéraire avec Google Maps. Le lien est ici, si il marche.

A nos amis sarkozystes

Je n'ai rien de spécial contre ce brave homme...à l'attaquer plus que de raison, c'est juste une façon de se moquer du PS, dont l'unique moyen d'expression est la critique permanente.
D'ailleurs, j'ai oublié de dire que ces chacals de rickshaw wallah faisaient assez souvent le coup du "désolé, pas de monnaie"...il faut donc en avoir en permanence sur soi. C'est devenu un jeu entre Bertrand et moi à savoir qui en a plus. Enfin bon, c'est plus un jeu pour moi que pour lui, du coup je gagne haut la main. A vaincre sans péril on vainc quand même ! (la gloire, vous savez ce que j'en pense, ainsi que la patrie d'ailleurs)

Où va-t-on Papa ?

C'est un peu n'importe quoi...
Première priorité, se déplacer. Si c'est plus de six heures, de nuit. Entre quatre et six heures, on vise le matin tôt (genre 5h), c'est plus tranquille, et ça évite de perdre trop de temps dans la journée. Moins, un peu quand on peut, sans trop regarder.
Deuxième priorité : trouver un hôtel un peu dès qu'on arrive, pour poser les sacs. Invariablement, ça marche du premier coup, ils sont jamais plein.
Troisième priorité :lessive, mais seulement si elle aura le temps de sécher,
Quatrième priorité : visiter la ville, c'est quand même un peu le but d'un si long voyage
Cinquième priorité : prendre un repas.

C'est donc quand on est dans une ville, que les sacs sont dans un hôtel, que le linge est à sécher et qu'il n'y a plus rien d'urgent à voir qu'on s'installe dans un resto. Ben, ça fait pas si souvent. Ce midi encore on n'a pas mangé, et c'est pas la première fois...Bertrand a perdu son appétit légendaire, il est tout inquiet. Envoyez-lui des graisserons par la Poste...

Et en plus, notre rythme va s'intenfier. On passera plus d'une nuit sur deux dans les transports, je crois qu'on va subir. Mais subir heureux, ça va.

dimanche 20 juillet 2008

Moyens de transport 1 : aujourd'hui, le rick-shaw

Faut bien le dire, on passe pas mal de temps dans les transports. Ca nous donne le temps d'apprendre l'hindi, oui, mais c'est quand même un peu du chinois ce truc là. Du coup on a quand même le temps de regarder le paysage, et, a fortiori, les moyens de transports. Qui sont variés et nombreux, et, pour la plupart, d'un mode d'emploi un peu différent. On va donc débuter une série. Aujourd'hui, le rickshaw.

Comme dit dans un ancien article, il s'agit d'une petit triporteur. Il peut être motorisé, ou pas.

Commençons par le plus moderne, l'auto-rickshaw.
Les auto-rickshaws, dites autos, sont un peu comme les mouches. Elles pullulent, et sont indispensables à la survie de l'éco-système indien. Mais, si on en profite parfois, on oublie vite leur utilité, on les villipende. Le "on" ne concerne pas seulement nos deux petites personnes, mais bien l'Etienne Giraud moustachu, le Monsieur tout le monde indien.
C'est que les chauffeurs puent souvent de la gueule, dès le matin. En fait, pour être un tantinet plus général, c'est qu'ils sont souvent bourrés dès le matin. Pas tous, c'est vrai, parce que c'est quand même souvent des musulmans. Mais les rick-shaw wallas hindous, ils savent lever le coude. Ah oui. Mais bon, ça va, on n'a qu'à se boucher les narines, de manière générale, en Inde, c'est pas plus mal.
En fait, c'est qu'ils essaient toujours de nous arnaquer. C'est très pénible ça, à y penser. Ils ont bien pourtant un compteur, obligatoire, mais presque personne n'accepte de le mettre. Et ceux qui acceptent ont leur compteur truqué...Pour mieux nous arnaquer, ils sont prêts à virer les passagers de leur auto, en espérant se faire deux fois plus d'argent avec nous. Du coup, faut un peu insister pour avoir le compteur, et surtout, faut connaître la distance, pour pouvoir juger du prix. Mais bon, on a appris à être ferme, et à mieux se renseigner sur les prix (bientôt en hindi !).
Non, vraiment, ce qui est pénible, c'est qu'ils savent que tu as de l'argent, et que tu es un touriste. Du coup ils s'agglutinent, te propose toutes les destinations possibles et imaginées. C'est immaquable, à chaque gare, c'est le cortège de "hotel", "restaurant", "temple", "surface de réparation", "...". Vraiment, dur de l'éviter, et c'est très lassant. On sait dire non de la tête, en anglais, en français, en espagnol, en allemand, on portugais, en russe, en gascon, en slip et même en hindi, mais ça marche pas très bien. Ca, vraiment, on s'en passerait bien.
Mais il y a pire. C'est qu'ils ne sont pas honnêtes. Essayer de gagner un peu plus, on comprend. Mais quand ils renégocient le prix en cours de route (c'est rare), ça fait un peu Nicolas Sarkozy. Et surtout, dans les villes touristiques, ils racontent délibérement de la merde (je les comparais à des mouches...). Par exemple, qu'il y a un festival spécial, à ne pas rater. Ou que le palais est fermé aujourd'hui, et qu'il faut aller ailleurs...ouais ouais ouais. Vraiment, ils jurent avec les autres marchands de la rue, au sens propre comme figuré. Les marchands négocient, mais acceptent de revenir à la raison. Et les petits artisans, marchands de service, ainsi que les restaurateurs, eux sont très cleans, ont des prix fixés. Aujourd'hui, seulement dix roupies pour recoudre une poche.
En plus, ils polluent, font beaucoup de bruit, entre le moteur deux-temps et le klaxon en permanence enfoncé.
Mais ils sont quand même bien pratiques. Une auto, c'est la possibilité d'aller facilement, rapidement, pas chèrement, confortablement, Sarkozy ment, plutôt tranquillement, là où on veut. Et c'est un peu le symbole de la vie. Ici dans le nord, elles sont un peu plus grandes, et prennent plus de monde, un peu comme les taxis collectifs africains. Et ça c'est sympa, en plus d'être drôle. Une fois qu'une personne a mis dix ou vingt roupies pour fixer une destination, le rick-shaw wallah (conducteur) crie la destination, dès qu'il croise quelqu'un. Jusqu'à ce que le rick-shaw soit plein (dix ou douze personnes sur les autos de la taille de celles sur la photo).
Ce sont souvent des gamins, la dix-huitaine, qui conduisent. Enfin, souvent, ça veut dire un quart du temps, mais c'est déjà pas mal.
Je pense qu'une fois en Europe (je dirais bien France, mais on n'y reste que dix jours...), on les regrettera. Mais ici on les maudit.

Les bicycle-rickshaws n'existent que dans le nord, plus pauvre. C'est le même principe, en plus doux, de l'auto-rickshaw. Ca va beaucoup moins vite, les chauffeurs sont beaucoup plus vieux, ils sont nettement moins "rabatteurs", et font dix fois moins de bruit. Ils sont quand même très lent. Sur la photo, le premier rick-shaw qu'on ait pris, cette après-midi, après avoir discuté un bout de temps avec lui. Il était fier d'être pris en photo.


PS : les rickshaws wallahs ne sont pas tous si affreux...c'est pour faire plaisir aux europhobes français, néerlandais et irlandais (vous savez ce que je pense de vous...) que j'agite la menace du rickshaw wallah indien.

Ap kaise hen ?

Depuis notre arrivée au Bihar, qui est un des états les plus pauvres de l'Inde, nous nous sommes heurté à un nouveau problème : la langue. Si dans le sud et les grandes viles et lieux touristiques les gens parlent en général anglais, ce n'est plus du tout le cas dans le nord. Et pour cause. L'hindi y est la langue maternelle en plus d'être officielle. Du coup les habitants n'éprouvent aucun besoin d'apprendre d'autres langues, les autres Indiens parlant en majorité hindi. A cette explication s'ajoute l'incontestable pauvreté et faiblesse de l'éducation dans cette partie du pays.

C'est ainsi que personne ne pouvait nous aider pour trouver notre train pour quitter Patna (ce qui n'était pas pour nous rassurer à ce moment là). C'est pourquoi nous nous sommes lancés dans l'apprentissage de la langue prédominante de l'Inde.
Bien sûr on n'espère pas vraiment pouvoir discuter de politique avec les marchands de mangues, mais on compte bien pouvoir marchander et demander notre chemin d'ici la semaine prochaine.
Nous nous sommes quand même procuré deux guides pour apprendre l'hindi en s'amusant. Et le bilinguisme de certains Indiens nous est d'une aide précieuse.
Pour l'instant, de ce que nous avons vu, les tournures des phrases sont plus proches du français que de l'anglais, ce qui est bien et on a même la surprise de découvrir que certains mots ressemblent aux langues latines. Les chiffres sont très proches : 'das' pour dix, 'do' pour deux, 'saat' pour sept... D'autres mots comme 'Kamra' pour chambre (camera en italien).

On regrette juste de ne pas avoir commencé à apprendre à Bangalore, mais c'est vrai que l'on en avait moins l'utilité. Pour nos amis français resté là-bas, un petit conseil, vous pouvez vous entraîner.


PS : Le titre signifie Comment ça va? Vous êtes priés de répondre, c'est la moindre des politesse. Pas en hindi par contre ...