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samedi 6 décembre 2008

La tradition de Sinterklaas aux Pays-Bas

Comme je l'ai dit précédemment, la tradition de Saint Nicolas (Sinterklaas ou bien tout simplement De Sint en néerlandais) est très fortement implantée aux Pays-Bas. De Sint y est bien plus célèbre que son alter ego le Père Noël.
Alors que dans certains pays et régions (Allemagne, Luxembourg, Alsace), Saint Nicolas est sensé se promener à dos de mulet accompagné du Père Fouettard, les petits hollandais ont droit à une autre version, surement en raison de l'Histoire du pays.


Plusieurs semaines avant le 6 décembre, arrive De Sint sur un bateau venant de Madrid, où il réside par ailleurs le reste de l'année. C'est donc à Madrid qu'il confectionne les cadeaux qu'il viendra ensuite distribuer à autant de jeunes hollandais excités.
Pendant ces quelques semaines, Sinterklaas se rend de maison en maison pour y déverser ses cadeaux, avec l'aide de Zwarte Piet. Zwarte Piet (comprendre Pierre Noir) n'a rien d'un Père Fouettard, mais comme son nom l'indique c'est un enfant noir, probablement en souvenir des enfants que le vrai Siant Nicolas avait jadis libérés de l'esclavage, dont quelques Numides à en croire la légende. A celà s'ajoute le fait que ce brave Zwarte Piet est chargé de livrer les cadeaux souvent par la cheminée, ce qui fait qu'accentuer son bronzage.

A noter les habits impeccables et d'époque qu'arbore Zwarte Piet. De Sint ne fait pas les choses à moitié, en plus de libérer les enfants de l'esclavage il leur offre aussi des habits qui en jettent.

Et si aux Pays-Bas, Sinterklaas est plutôt accompagné d'un gentil aide-de-camp plutôt que d'un vieux grincheux qui fait peur aux enfants, c'est aussi parce que c'est mieux pour les enfants. En tout cas c'est l'avis des pédiatres et psychiatres. Terroriser les enfants avec un fouet s'ils ne sont pas sages, c'est dépassé. Aujourd'hui, tous les enfants sont récompensés. Ainsi il y a plusieurs années, De Sint emmenait les enfants turbulents sur son bateau à Madrid, pour le bonheur des parents. Lors d'une interview exclusive, De Sint a récemment annoncé avoir mis fin à ces activités - de peur aussi d'être poursuivi par la police mexicaine qui lui attribuait plusieurs plaintes.

mercredi 3 décembre 2008

Des origines, dessins ni collages parlent

J'ai récemment parcouru un blog qui donnait quelques conseils pour attirer des visiteurs sur son blog : ce qui compte le plus c'est le titre, accrocheur et polémique. Bon là, le mien, il est incompréhensible mais poétique (vanne). On verra bien.


L'histoire commence en Turquie, aux alentours de 300 après JC, dans le petite bourgade de Myra (qui à l'époque ressemblait à ça). Les habitants de Myra étaient bien malheureux car ils n'avaient pas d'évêque. Impossible donc pour eux d'avoir une équipe de foot qui tienne la route, grâce à ses bénédictions un évêque (qui fait aussi office d'entraîneur) est alors la seule source indétectable de dopage.

Heureusement un jeune prêtre arrive un jour sur un bateau, et on apprend bien vite que ce prètre a sauvé, pas plus tard que la veille, un marin de ce même bateau, de la noyade. Ni une ni deux il est désigné évêque par ses pairs et le maire. Il devient par la même occasion protecteur des marins. On lui donne le doux nom de Nicolas, du grec niké, déesse de la victoire, et fondatrice d'une célebre marque de souliers.



Le petit Nicolas, sans P, a alors une lourde tâche à accomplir. L'équipe de foot est en CFA et ils ont un mauvais gardien. Heureusement les jeunes sont plus que prometteurs. Nicolas le sent bien, il peut faire quelque chose avec eux. Et pour sûr, l'année suivant son arrivée l'OM devient champion d'Anatolie dans la catégorie junior en battant le PSG (Patelin-Sur-Glaise), le village voisin. Mais cette réussite n'est pas du goût de tout le monde et surtout pas du boucher qui avait parié toute sa marchandise sur la victoire du PSG. Se retrouvant à court de saucissons et de boudins blancs, il est bien content de voir arriver dans son échoppe les trois jeunes attaquants de l'OM qui venaient chercher un bout de salami pour fêter la victoire. Après les avoir assommés délicatement et sans souffrance, il les équarrit et les transforme en pâté en croûte.

Cependant Nicolas, étonné de ne point voir rentrer ses protégés se rend à la boucherie et découvre vite la supercherie : depuis quand un boucher ne vend que du pâté en croûte et trois combinaisons complètes de foot. Dans sa grande bonté il ressuscite les trois gamins et donne au boucher repentant une liste d'Ave et de Pater.


Mais un autre probleme attend Nicolas, malgré ses reussites avec les juniors, l'équipe première ne décolle pas. En grande partie à cause du gardien qui n'est pas très énergétique. Nicolas organise alors une grande confession-party avec toute l'equipe de foot dans l'espoir d'en apprendre un peu plus sur la vie du pauvre homme et savoir quelle est la cause de son tourment.
Il apprend alors que l'homme est très pauvre. Du coup il ne peut pas payer le dot pour ses trois filles. Refusant toute charité par dignité, il doit se résoudre a prostituer ses filles, ce qui reste bien plus honorable.

Nicolas doit faire quelque chose. Comme il ne peut donner directement l'argent au père il decide alors de se rendre la nuit chez lui et de lancer par la fenêtre trois sacs d'or pour les belles. Le lendemain le père decouvre les présents et c'est le coeur léger qu'il se rend à l'entraînement. Soulagé de ce poids, il peut alors bondir sur tous les ballons. Il devient alors la muraille des surfaces et Nicolas son bienfaiteur anonyme, devient le protecteur des prêteurs sur gage, dont l'emblème représente les trois sacs d'or donnés par l'évêque de Myra.


Le coup du cadeau surprise ayant bien marché, notre évêque decide de réitérer. Une orange par la fenêtre pour les enfants qui sont sages et un gros morceau de charbon pour les polissons. L'idée de Nicolas commence à faire des émules, et bientôt tous les habitants de Myra se prêtent au jeu. Tout le monde distribue des cadeaux, anonymement.

A la fin de sa vie, Nicolas est fier de lui, les enfants sont heureux à Myra, le commerce bat son plein, surtout dans le secteur du papier-cadeau, et enfin l'OM est en deuxième division.


Mais la légende de Saint Nicolas ne s'arrête pas avec sa mort, après la diaspora des marchands de papier-cadeaux vers le 16 février de l'an de grâce 412, la tradition des cadeaux surprises se répand dans le monde entier, même si à la chute de l'Empire Romain le pouvoir d'achat diminue et que les cadeaux ne se font plus que le 6 décembre, jour de la mort du bon Nico.
Il n'est pas non plus étonnant d'apprendre que Saint Nicolas est le saint protecteur de Liverpool, et ceci pourrait expliquer les succès du club de foot.


Saint Nicolas est aussi très célèbre en Russie (d'après un proverbe russe, si un jour Dieu meurt il y restera toujours Saint Nicolas), et au Pays-Bas, où paraît-il on respecte le mieux sa tradition.

Un site très bien où on peut en apprendre un peu plus sur les exploits de Saint Nicolas ici. Même s'il n'est fait nullement mention de la brillante équipe de Myra...

samedi 15 novembre 2008

Des fêtes locales

Une des joies de l'expatriation reste la découverte de coutumes tout à fait locale et dont on ne parle même pas sur TF1, enfin pour l'instant.

Parmi les coutumes néerlandaises, se trouve la fête de Saint Martin, ou Martinsdag comme on dit par ici. Elle a lieu le 11 Novembre, il y a longtemps ce jour marquait le début de quarante jours de jeûne avant Noël.

En fait Martinsdag ressemble au peu à Halloween : les enfants forment un procession qui se déplace de porte en porte dans le but d'accumuler des bonbons, chocolats et autres denrées glucosées. En échange les joyeux bambins chantent des chants en l'honneur de ce bon Martin et trimballent des petits lampions avec eux. Ca m'a fait penser à Halloween chez les scouts quand un petit garçon tenant un lumignon et chantant s'est présenté devant la grande fenêtre du salon. Oui, il y a une immense fenêtre qui sépare le salon de la rue, juste à la place du mur, cela permet aux habitant de la maison de regarder passer le facteur et tomber la pluie, et aux passants de jeter un coup d'oeil à l'intérieur. Pour revenir au petit bambin, malheureusement, voyant que je ne pipais mot à son néerlandais il a vite fait d'aller mander l'aumône chez les voisins. C'est bien dommage pour lui, s'il avait parlé français, il aurait hérité de quelques macarons de Thierry, voire s'il m'avait chantonné du Brassens, il aurait mérité un petit peu de saucisson.

En tout cas cette fête est bien faite pour les enfants, et sur ce point on peut dire que les petits Hollandais sont mieux lotis que nous. En effet parfois les joyeux drilles reçoivent des cadeaux pour Martinsdag (Saint Martin, alors à l'époque motard dans la cavalerie romaine, avait partagé son blouson avec un SDF qui se les gelait au bord d'un route pavée. La crève qu'il aura eue le lendemain valait bien les millards de sesterces de droits d'auteurs qu'il touche maintenant). Viennent ensuite la Saint Nicolas le 6 décembre et Noël le 25, belote et rebelote. Et pour ceux qui ont des origines espagnoles, très peu nombreux aux Pays-Bas il faut le dire, compte tenu du climat, il y a les Reyes Magos le 6 janvier.
En France, même si on se dit antiaméricains, on fête surtout Noël comme chez l'autre Sam. Quel manque d'imagination.