mardi 10 juin 2008

L'hindouisme (par Bertrand)

Avant de vous narrer les extraordinaires aventures de Krishna, je voudrais présenter les différentes religions indiennes, pas par leur mythologie (un peu quand même) mais par leur philosophie si on peut dire.

Pour commencer rien de mieux que celle qu'on connaît le mieux : l'hindouisme.

Tout d'abord le symbole est le suivant, signifiant AUM en sanscrit (prononcer 'om'). Ce sont les initiales de Brahma (A), Vishnu (U) et Shiva (M), enfin c'est ce qu'on veut nous faire croire.



Comme vous l'avez compris l'hindouisme se distingue des autres religions par sa panoplie de dieux. Faut-il en déduire que c'est un polythéïsme ? Que nenni. Car les multiples dieux et déesses ne sont que des représentations de Dieu (qu'ils appellent Brahman, à ne pas confondre avec notre ami Brahma) . Ainsi les trois dieux de Trimurti représentent les trois facettes essentielles de Dieu. Et quand les hindous vénèrent un dieu, ils vénèrent en fait un aspect particulier de la divinité. Par contre ils ne vénèrent jamais directement Brahmane.
En fait les hindous font ce que Moïse reprochait aux adeptes du Veau d'or, à savoir vénérer une idole plutôt que Dieu. Après quant à savoir qui a raison, j'ai envie de dire personne mais je ne saurais laisser transparaître mon opinion.

Dans la société indienne on distingue quatre castes ou varnas : les Brahmanes (prêtres, professeurs), les Kshatriyas (princes, soldats, administrateurs), les Vaishyas (marchands, paysans, artisans), les Shudras (serviteurs). Et enfin les gens qui sont hors du système des castes, les Dalits ou Intouchables. Ce système de caste l'Inde le tient évidemment de l'hindouisme, bien que dans les textes sacrés hindous il n'en soit fait mention qu'une seule fois, dans la Veda, et de manière floue, le texte ne précisant pas la hiérarchie des castes et encore moins comment chacun se définit de telle ou telle caste. Encore une interprétation des textes au profit du clergé, ne nous alarmons pas ce n'est pas la première fois. En tout cas le système a tellement bien marché qu'il existe aussi des castes plus petites, regroupant des profession ou des corps de métier, comme les coiffuers, ou des communautés, comme les travestis.
Et pour lutter contre la discrimination des castes le gouvernement indien a mis en place des quotas pour les admissions dans l'administration par exemple. Du coup on assiste à des manifestations, comme dans le Rajasthan la semaine dernière, meurtrière en l'occurrence, au motif qu'une caste demandait à être sous-considérée pour bénéficier de quotas plus avantageux. Nickel.

Une autre particularité non exclusive de l'hindouisme est le fait de croire en la réincarnation.
Ceci est à comparer avec le mythe chrétien du paradis, en tout cas du point de vue de l'impact sur la société et surtout sur les plus défavorisés. Au Moyen-Age les prêtres faisaient miroiter aux pauvres le paradis, "Porte ses pierres sur les échafaudages de Notre Dame", qu'ils disaient "Une fois au paradis Dieu te les rendra, tu pourras faire un beau château". Du coup une main d'oeuvre docile et pas chère. En Inde le scénario est analogue, les plus pauvres pensent qu'ils méritent leur vie, qu'ils auront mieux dans une vie future. Ca explique pourquoi des immeubles luxueux se construisent au milieu des bidonvilles de Bombay sans être saccagés.

La politique c'est adapter la société aux aspirations des hommes, la religion c'est adapter l'esprit des hommes aux besoins de la société.


Ensuite un mot sur le prosélytisme hindou. Inexistant.

Pour être plus précis, on ne trouve d'hindous qu'en Inde, il est d'ailleurs quasiment impossible de se convertir. Les hindous ne considèrent pas leur religion comme la seule vraie et bonne religion. Il considèrent que chrétiens, musulmans, bouddhistes, juifs et autres ont simplement une autre façon de vénérer Dieu. Du coup ils comprennent très bien que l'on ne croient pas en leurs dieux.
Ainsi l'Inde, tout en étant de religion hindou, est laïque : toutes les religions étant considérées comme égales.
Une forme de tolérance, me direz-vous ? Malheureusement, comme souvent en religion, il y a une bonne pensée mais le passage à l'acte est plus délicat. En atteste la tentative de discrédit portée aux bouddhistes en reconnaissant en Bouddha un avatar de Vishnu venu sur Terre dans le seul but de créer une mauvaise religion. Très bas de leur part.
En atteste surtout la mauvaise entente entre musulmans et hindous. A première vue on dirait que tout va bien même si les deux communautés ne se mélangent pas, mais à la moindre anicroche c'est le massacre (voir cet article).

Pour finir un mot sur le mode de vie hindou. L'entretien du corps et de l'esprit y est très important, notamment par la pratique assidue du yoga (et du cricket pour certain), qui allie gymnastique, régime et méditation. La non-violence est prônée et plutôt bien appliquée. Enfin le végétarisme est un idéal à atteindre et c'est surtout, pour les plus pauvres, un bon prétexte pour leur faire faire des économies, la viande étant une denrée très chère.

Une bien belle religion au demeurant, et en plus ils ont des dieux rigolos.

Les Indiens et la culture (par Thierry)

A Bombay, alors que les autres visitaient un musée d'art populaire, je discutais avec un vendeur de cartes postales. Il ne parlait pas si mal anglais, mais se disait, et semblait, vraiment pas riche. Pourtant, il m'a emmené dans trois galeries d'art avoisinantes, dans lesquelles ils changent les tableaux une fois par semaine. Et comme c'est gratuit, ça lui fait trois visites hebdomadaires. Bien sûr, c'est l'art figuratif qui le touche le plus, surtout les femmes et les animaux. Mais cela m'a tout de même frappé de voir cet homme simple apprécier la peinture.

Aussi, à Mysore, la visite du palais se faisait en file...indienne. Pourtant, c'était pendant la période où on nous conseille d'amener une umbrella pour se protéger du soleil, autant dire pas la haute saison touristique. En fait, ce sont les Mysoriens qui y vont, un adolescent nous a dit qu'il était déjà rentré cinq fois dans le palais. Le soir, pour l'illumination du palais, c'était une foule compacte qui se e dans le parc, des enfants jouent à côté des mamans qui discutent, des adolescents se retrouvent, des vendeurs de ballons de baudruche ou de pop-corn déambulent.

A Madekiri, petit bourg, un spectale de son et lumière a lieu tous les dimanches soirs. Les Coorgis y viennent, en famille, et applaudissent à la fin. Parce que c'est beau. Le même soir, quand la procession sort du temple hindou, un feu d'artifice improvisé surgit, un peu dangereusement. Les Coorgis apprécient.

A Bombay, c'est la pourtant petite plage de Juhu qui a été choisie comme meilleure place pour admirer le coucher de soleil. Pas un mètre carré de libre le dimanche soir.

A Hampi, merveille parmil les merveilles, site classé au patrimoine mondial de l'humanité, pas un chat. C'est loin de toute ville, et les temples sont là de manière permanente, sans qu'un événement particulier motive les Indiens à venir.

Chaque vendredi, avant de partir en week-end, mes collègues me demande quelle est notre nouvelle destination. Invariablement, ils savent me conseiller sur quoi visiter une fois là-bas, sans n'y être jamais allé.

Ma conclusion est donc que les Indiens n'ont encore ni les moyens, ni peut-être l'envie de faire du tourisme, mais que pourtant ils aiment profiter de ce qui est fait pour eux. Une société plus soudée et un budget loisirs limité font qu'ils se déplacent voir les attractions de la ville, qui ont lieu pour la plupart le dimanche soir. Je trouve ça beau de voir les habitants, simples, apprécier de ce qui leur est donné, discutant avec des amis, paisiblement installés. Pas blasés pour un sou. Les maires indiens doivent apprécier.

lundi 9 juin 2008

Le Kerala (par Thierry)

Le mel qu'a envoyé Thierry à Marine pour lui raconter le weekend qu'elle a raté :


"Bonjour Marine,

Comme demandé, voici mes impressions sur cet état, réputé riche et beau. Précisons d'emblée que le but n'est pas de te faire regretter quoi que ce soit, mais plutôt de décrire ce que peu ont la chance de voir, à savoir le Kérala, par beau temps en période de mousson. Dès que la pluie pointait le bout de ses gouttes, un toit nous abritait, que ce soit celui d'un restaurant, d'un magasin ou de l'hôtel. La mousson aidant, la nature était plus verte que jamais, enfin, c'est ce que j'imagine, puisque bien entendu c'était la première fois que nous allions au Kérala.Le premier jour, comme tu l'avais suggéré, rapide réservation d'une chambre d'hôtel, à Ernakulam, puis on saute dans un bus qui partait dans la seconde pour Allepey. Najat, qui remplaçait Elodie, prise finalement par une réunion à Bangalore, a pu s'assoir, Bertrand et moi nous somme adjugés les marches pieds. Pas très confortable, une vue imprenable sur la porte, mais on a pu discuter. Peut-être un jour n'aurons nous plus rien à se dire, mais ce jour n'est pas venu, et ne semble pas proche. Sitôt descendus du bus à Allepey, tout le monde nous saute dessus : "house-boat, backwaters, guide" remplaçait le légendaire "merci, chewing-gum, préservatif" adressé aux Marines américaines qui venaient nous délivrer du moustachu. A croire qu'il n'y a vraiment rien d'autre à faire dans ce bourg, pas si petit que ça. On rentre dans une officine, négocie péniblement, pour mieux engager un homme d'apparence simple, qui nous demandait moins. Nous voici dans sur les back-waters, réseau de canaux protégés de l'océan par une digue naturelle. Un bon terreau pour toutes sortes de plantes aquatiques, envahissant toute la surface aux alentours des villages, là où l'eau est sale. Et nous, toujours propres, partagés entre le contentement de vivre ce dont beaucoup nous ont parlé, et la peur que quatre heures sur un bateau, ce soit un peu long. D'autant plus qu'il n'est pas bien rapide, notre modeste convoyeur, le motor-boat, moins cher que son grand frère le house-boat, grosse tortue de mer, ou bateau du jeu Warcraft, c'est selon la culture.
Assez rapidement, on est pris par le calme, la sérénité des paysages. Un ciel sombre, beau, qui rejoint au loin l'eau et la terre, dont les couleurs se mélangent. Un ciel qui paraît plus fort que la terre, c'est rare. Parfois, on revient en Inde, quand un house-boat croisé par hasard nous klaxonne, ou quand ses passagers nous disent "bonjour", et jubilent quand on leur confirme que nous sommes bien français. Puis pause chez un habitant d'une île, qui affiche sur la carte de sa demeure "fish, chicken, prawn, duck". Bertrand n'en peut plus. S'il adore le poisson, le canard est sa vie. Instantanément se réflètent dans ses yeux des magrets, dorés à point. La viande arrivera, en sauce, trop épicée. Pas mauvais, mais tout de même décevant. Ils sont nombreux à habiter sur ces îles, à devoir prendre le bateau pour se rendre à la ville. C'est un peu pénible, mais il y fait moins chaud, nous dira un homme rencontré à la gare de bus.
Avant de rejoindre cette dernière, détour par la plage, au crépuscule. Là aussi, de la tranquillité, avec cette longue étendue de sable. Mais l'eau y est violente -un robuste Italien s'y est cassé la clavicule m'a-t-on prévenu, alors que j'allais me mouiller les pieds. Vraiment quelque chose d'impressionnant, ce ciel tout noir maintenant, ces vagues qui se cassent près de la plage, dans un bruit plus résonnant qu'assourdissant.
Retour en bus, mal assis sur près de la boîte de vitesse, à discuter avec un local, émêché et très sympa, qui nous a proposé de nous revoir le lendemain, mais aussi de nous de calmer notre faim, puis d'aller boire des margharitas chez lui. Une dosa (sorte de crêpe indienne, dans laquelle on mets des légumes ou des patates) d'accord, le cocktail non, on était fatigué, et surtout Najat est musulmane pratiquante. Le lendemain, pas d'appel de sa part, ce n'est pas grave, j'aurais passé un bon moment avec lui dans le bus.

Dimanche, réveil en douceur, puis Bertrand nous informe "ce week-end, j'ai envie d'acheter". Bateau direction le quartier juif de Fort-Kochi, on achète rapidement des singes en noix de coco, puis on passe presque une heure dans un grand magasin, où des habits poussiéreux sont empilés par taille. Le vendeur est très gentil, on lui achète dix items à nous trois. C'est une constante à Kochi, les marchands essaient de nous alpaguer, mais acceptent très bien qu'on dise non. Peut-être n'espèrent-ils plus rien en basse saison, ou peut-être sont ils plus avenants naturellement. C'est ce qu'on dit des Kéralais.
Fort-Kochi est assez charmante, allure de petit village européen. Quand tous les touristes sont là, ce doit être étouffant, mais là, c'est bien reposant, au contraire. On s'arrête aussi dans une galerie d'art, qui vend des jolies choses, un peu chères pour nos budgets. On y a croisé une Anglaise, et quel plaisir d'entendre leur accent mélodieux ! S'il est plus difficile à saisir que la version indienne ou américaine, il est beaucoup plus doux à l'oreille. A ce propos, j'aime aussi l'anglais qu'use Christelle, il sonne bien.
Repas gargantuesque dans un restaurant mignon, une grande terrasse couverte et ventilée, décorée simplement. Ils proposent sur leur carte des milliards de plats alléchants, du boeuf, du canard, du poulet, du poisson, le tout grillé ou en sauce. On pense tous prendre trois plats, las le grill n'est pas en route. Je me rabats sur un canard à l'ananas, façon chinoise, très bon.
Ensuite, les chinese-nets. Ce sont d'énormes filets, qui peuvent pivoter par rapport à une structure fixée au sol, que des hommes baissent et remontent régulièrement. Sitôt le poisson sorti, un attroupement se forme, probablement pour l'acheter. C'est donc vivant, et, encore une fois, c'est agréable d'être les seuls avec un appareil photo. Les Indiens, qui ont pour la plupart moins de loisirs que nous, prennent le temps de venir voir les curiosités de leur ville, le palais de Mysore illuminé le dimanche soir, la fontaine musicale de Coorg, le jardin des plantes de Bangalore, et bien sûr Marine Drive ou Juhu Beach chez toi.

Retour en train plus compliqué, car un billet acheté sur waiting-list n'avait été promu à une place fixe. On l'a revendu, pour acheter un billet pour la classe la moins chère, et c'est par terre que Bertrand a passé la majeure partie de sa nuit. Pas très bien, mais il a dormi quand même.

Voilà. On est rentrés du vert, dans une ville de Bangalore un peu anesthésiée par la pluie et le froid (une vingtaine de degrés au plus). Comme à Hampi, j'ai aimé voir la campagne, me reposer dans une endroit avec des rick-shaws moins nerveux. Et comme Hampi, c'est très beau. Le vert y remplace le beige, les cocotiers prennent la place des cailloux, la fraîcheur se substitue à la chaleur, et le tout se compile en un week-end bien rempli.

En espérant que tu as passé un bon week-end,

bisous,
Thierry"

Le Kerala (par Bertrand)

Ce weekend nous étions dans le Kerala avec Najat et bien sûr Thierry. Le Kerala est un état côtier (voir ici) réputé très vert et très beau.
D'un point de vue social, le Kerala est, avec le Bengale, un des deux états communistes de l'Inde, le niveau de vie y est bien plus élevé que la moyenne indienne, le taux d'alphabétisation atteint des sommets : 91% en comparaison avec la moyenne nationale de 65%. Donc le Kerala est globalement un état où il fait bon vivre. De plus on trouve une forte minorité chrétienne dans cet état, dû à la présence coloniale portugaise.

Pour le visiter nous n'avons certes pas choisi le meilleur moment : la mousson a commencé la semaine dernière. Mais étant nés sous une bonne étoile nous n'avons vu la pluie que par la fenêtre : il a plu la nuit de samedi, puis le dimanche midi alors qu'on déjeûnait, et enfin le soir à partir de 18h30 quand on était dans le train. Mais même si on ne s'est pas mouillé on a eu droit au ciel gris tout le weekend.


On a pris une chambre d'hôtel à Cochin, capitale du Kerala, et on est parti à Alleppey, petite ville à 1h30 de bus au sud de Cochin et réputée pour ses backwaters, ie canaux. En fait la ville est une association de petites îles séparées par des canaux et des lacs. C'est un peu la Venise indienne. La balade durait quatre heures, dans un petit bateau à moteur couvert (mais comme il n'a pas plu on n'en a pas eu besoin). Il existe d'autres moyens de visiter les backwaters, soit en barque type canoë à la force des bras, soit dans un navire plus grand appelé houseboat car on peut y passer la nuit et y manger. Au milieu des backwaters on a pu voir de nombreux oiseaux, notamment des martins-pêcheurs dit kingfishers comme la marque de bière indienne. Une bonne balade reposante.

Le dimanche on a fait le tour de Cochin. La ville est constituée de trois îles auxquelles on accède par ferry ou par un pont un peu plus loin. L'île la plus au large est Fort Cochin, c'est la vieille ville qui contient des vestiges coloniaux : des églises, un cimetière hollandais, des bâtiments portugais. On s'est aussi promené dans le quartier juif, avec ses multiples boutiques de vêtements.
Une autre attraction de Fort Cochin est la port, et surtout les Chinese Fishing Nets (Filets de pêche chinois). Ce sont d'immenses constructions en bois, de dix mètres de hauteur environ qui par un sytème de cordes et de balancier permet d'immerger le filet et de le relever. Une technique de pêche plutôt relax, une fois bien sûr qu'on a construit les filets.



Deux jours c'était un peu court pour visiter le Kerala et la période un peu mal choisie. Même s'il ne faisait pas trop chaud à cause de la pluie, le soleil manquait. Et nous n'avons pas pû profiter de la plage, car à cause de la mousson la mer est trop forte. Mais ça donnait envie de revenir à une autre période, sûrement à l'occasion d'un autre voyage en Inde.

Sur ce, le lieu vers deux albums de photos : http://picasaweb.google.com/getzze

vendredi 6 juin 2008

Explications

Voici pourquoi on a changé de blog : suite à la découverte de ces plaintes,
http://www.blog-politique-a-babord-toute.fr/2008/05/12/a-babord-toute-pirate-par-compteurcc/#comment-876
http://www.blog-politique-a-babord-toute.fr/2008/05/16/a-babord-toute-de-nouveau-attaque-par-compteurcc/
http://www.sos-homophobie.org/index.php?menu=1&menu_option=15&news=10&PHPSESSID=60b8efc3bfea0997de1857b7be5efba2#chap10
qui accusent pêle même le webmaster de bloguez.com d'être homophobe et anti-israël en plus d'être islamiste peu tolérant, et le compteur d'être intrusif, on a décidé de les tester, en publiant ce qui un article un peu provoquant. Ils n'ont pas bougé, et donc nous n'allons pas leur faire de publicité négative. Mais comme ce blog est mieux fait, et que quand même, on n'est jamais trop prudent (principe de précaution vs présomption d'innocence, qui gagne ?), on a décidé de venir ici. Rappelons que blogspot appartient maintenant à googe, gage de qualité.

Merci à Bertrand d'avoir recopié tous les articles, ainsi que tous les commentaires, depuis l'ancien blog. Deux heures de boulot !

jeudi 5 juin 2008

Quelques photos

Juste le lien vers l'album picasa de Lucie, il contient d'autres photos de nos weekends, communs ou pas : http://picasaweb.google.com/lucie.denechere

mercredi 4 juin 2008

Nouvelles générales (par Thierry)

Effectivement, comme ce blog grandit assez vite, certains n'ont pas le temps de lire tous les articles, et n'ont donc pas la chance de pouvoir apprécier à sa juste valeur le suspense de l'épopée de Rama ou des finales du cricket.

Donc : Bertrand et moi allons bien, très bien même. Nos stages ne sont ni inintéressants, ni très prenants. Notre temps de travail effectif est faible, bien moins que trente-cinq heures par semaine. En même temps, on n'est qu'en première année de master, donc on est autant là pour regarder que pour manipuler.

Le pays en lui-même nous plaît bien, les gens sont gentils, et accueillants. On part tous les week-ends, mer, montagne, ruines perdues ou mégapole, l'Inde est très variée. Les Indiens eux ne font presque pas de tourisme, mais savent quand même à peu près nous conseiller.

On achète pas mal de souvenirs, surtout des habits. De vraies filles ! Comme on a chaud, on est contents d'acheter des habits locaux, qu'eux paradoxalement ne portent pas. Ils sont légers, qui plus est beaux et pas cher. Un ou deux hauts par week-end, notre garde-robe se remplit. Elodie nous conseille généralement, nous dit si nos petits corps sont mis en valeur par la coupe, si la couleur nous fait ressortir le teint ou les yeux. C'est rigolo, en plus j'aime bien négocier à la fin, histoire de diviser le prix par deux, voire trois dans les jours de chance. En moyenne, un habit coûte 3 euros, on ne fait donc pas de folies.

En revenant au pays de la beauté reine, ou des reines de beauté, en France quoi, et bien, non seulement on aura des beaux habits, on sera bronzés, mais en plus on aura maigri. J'en suis à deux crans de ceinture, Bertrand un peu moins. Nos cheveux seront blondis par le soleil, mais ça faut pas l'écrire trop fort, Bertrand l'assume mal.

Mais parler de revenir en France est un peu cavalier. En effet, à peu près une semaine après notre retour, direction les Pays-Bas, où devrait faire une coloc. Vous êtes tous les bienvenus.

En attendant, ici, c'est pas tout à fait une coloc, mais on voit souvent les autres Français de l'institut de Bertrand, avec qui on s'entend très bien. Qu'on me donne dix Français au hasard et je ne m'entendrai pas avec tous, ici, si. Sans vouloir nous auto-lancer des fleurs, je pense que les étudiants prêts à aller passer une demi-année à l'autre bout du monde, dans une fac sans moyens, sont plutôt plus ouverts que la plupart des étudiants. Tant mieux pour nous. Rachid et Samir partent bientôt, ils sont un peu tristes, pourtant ils ont eu la chance d'arriver en février, d'éviter la mousson, qui, telle Zorro, est arrivée subreptiscement. Bertrand et moi craignons déjà un peu le départ, prévu pour dans un peu moins de trois mois pourtant. On amassera plein de cadeaux d'ici là, et à notre arrivée, distribution générale, bien sûr en fonction du nombre de commentaires postés sur ce blog. David L., tu tiens la corde, ce n'est pas le moment de lâcher l'affaire. Les autres, ressaisissez-vous, ils n'est jamais trop tard.

Ma tutrice est rentrée de France, où elle avait passé deux semaines, chez le prof qui m'avait recommandé à elle. Du chocolat dans les valises, comme tous ceux qui reviennent d'Occident. Si une fois l'un d'entre vous à l'occasion de venir ici, le cadeau est tout trouvé, l'or noir fera vraiment très plaisir, surtout aux filles.

Voilà, on espère que vous allez tous bien, et qu'il fait un peu moins moche chez vous. Une pensée spéciale à ceux qui ont des exams, et à ceux qui attendent un enfant.